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Les films de fiction de
Sa Majesté Norodom Sihanouk
réalisés au Cambodge entre les années 1965 & 1969
LA JOIE DE VIVRE
6ème film de fiction de S.M. NORODOM SIHANOUK réalisé au Cambodge en 1968 et présenté au public en 1969
Il s'agit d'une comédie et d'une critique (sans malveillence) des moeurs ... peu exemplaires de certains grands bourgeois et bourgeoises khmers et certains princes et princesses khmers au temps où la vie au Cambodge était facile et où la paix paraissait durable et solide.
Un film de NORODOM SIHANOUK¸ réalisé au Cambodge en 1969
Extraits d'un article de Jean Barré publié dans la revue (magazine) phnom-penhoise "Réalités Cambodgiennes"¸ numéro de Mai 1969 :
« C'est une comédie de moeurs montrant un certain côté de la vie (des Khmers de la haute société). Après avoir ri à gorge déployée à certaines séquences et où abondent les "gags" heureux¸ et retenu mon souffle¸ comme les autres spectateurs¸ à certaines scènes d'amour¸ je me suis demandé¸ une fois rentré chez moi¸ si le propos de Samdech (Sihanouk) n'était pas¸ en présentant une certaine "bonne société" cherchant sans gêne son plaisir dans l'adultère¸ le jeu¸ voire la drogue¸ de tenter d'amener celle-ci à se réformer quelque peu en lui montrant¸ comme dans un miroir¸ ce qu'elle a parfois d'un peu risible.
(...) Le scénario imaginé par l'auteur est simple et drôle. Mais¸ dit Samdech (Sihanouk)¸ "ce que je raconte est le résultat de mes observations". En bref¸ c'est l'histoire d'une très belle jeune femme à laquelle son vieux mari¸ un Prince¸ tenancier de tripot de luxe à Kirirom¸ ne donne pas les satisfactions physiques que sa nature ardente exige. Un habile commissaire (de police) opère une descente couronnée de succès sur le tripot et arrête le Prince¸ qui restera détenu pendant quelques jours. Sa jeune femme est miraculeusement libre.
Comment va-t-elle employer sa liberté? Très mal¸ ou très bien¸ selon le point de vue où l'on se place: en se donnant à un jeune et beau garçon de la famille de son mari¸ puis à un "Don Juan" sexagénaire plein d'expérience - et c'est à ce dernier que restera¸ sinon son coeur¸ du moins son souvenir ému. Mais le vieux mari est libéré. Accompagné d'un garde-de-corps du genre "pistolero"¸ il part à la poursuite de l'infidèle pour venger son honneur. Le jeune séducteur¸ lui-même abandonné¸ est vite mis hors de cause. L'infidèle est à Sihanoukville¸ sur la plage de rêve d'une île où son complice lui prodigue ses caresses.
Le mari trompé tombera à l'eau alors qu'il engageait la poursuite sur un canot à moteur. Et tout le monde se retrouve finalement au Dancing Club de Pochentong où¸ après une bagarre homérique et des coups de pistolet dans tous les azimuts¸ la belle retrouvera son mari¸ qui¸ sagement¸ lui pardonne.
Tout est bien qui finit bien - la fin¸ au moins¸ est morale.
Un film comme celui-là ne se raconte pas. Il faut le voir¸ mené à un rythme très vif¸ plein d'innombrables trouvailles¸ résolument gai. (...) Tous les acteurs sans exception¸ qu'ils soient professionnels ou amateurs¸ sont à féliciter¸ même ceux qui ne font que de courtes apparitions. Ils jouent¸ en effet¸ "décontractés"¸ avec un naturel total. (...) Un film spirituel du commencement à la fin¸ mené à toute allure¸ qui connaîtra le plus franc succès tant ici (au Cambodge) qu'au dehors.
Enfin un film follement gai¸ qui exprime bien mieux le caractère véritable des Khmers que ces "mélos" larmoyants¸ qu'on impose trop souvent à un public sentimental. »
JOY OF LIVING
A FILM OF MORODOM SIHANOUK (shot in Cambodia in 1969)
Excerpts from an article by Mr. Jean Barré published in the magazine "Réalités Cambodgiennes" of Phnom Penh¸ Issue of May 1969:
"It is a comedy of mores showing a certain side of the life (of the Khmers of the high society). Having roared with laughter during certain sequences where the gags were abundant¸ happy¸ and having held my breath¸ like the other spectators¸ during certain love scenes¸ I asked myself¸ once I returned home¸ whether the purpose of Samdech (Sihanouk) was not¸ in presenting a certain "good society" searching without embarrassment its pleasure in adultery¸ gambling¸ the drugs¸ to try to induce the latter to reform itself a little bit by showing¸ like in a mirror¸ what it has¸ sometimes¸ to laugh about.
(...) The scenario created by the author is simple and funny. But¸ says Samdech (Sihanouk)¸ "what I tell is the outcome of my observations". In brief¸ it is the story of a very beautiful young woman to whom her old husband¸ a Prince¸ keeper of a luxurious gambling-den in Kirirom¸ does not give the physical satisfaction that her passionate nature requires. A skilful police commissioner launches a successful operation against the gambling-den and arrests the Prince¸ who shall remain arrested during some days. His young wife is miraculously free.
How is she going to make use of her freedom? Very bad or very well¸ according to one's viewpoint: by giving herself to a good looking young man from the family of her husband¸ then to a sexagenarian "Don Juan" full of experience-and it is the latter who will remain¸ if not in her heart¸ at least her moving souvenir. But the old husband is freed. Accompanied by a bodyguard of the "pistolero" kind¸ he leaves to chase the unfaithful to avenge his honour. The young seducer¸ himself abandoned¸ is quickly ruled out. The unfaithful is in Sihanoukville¸ on a dream beach of an island where his accomplice lavishes her with caresses.
The betrayed husband will fall in the water while trying to begin the chase on a motorboat. And they all finally meet again at the Pochentong Dancing Club where¸ after a Homeric brawl and gun shots all over the place¸ the beautiful will find again her husband¸ who¸ wisely¸ forgives her.
All is well and ends well-the end¸ at least¸ is moral.
A film like this cannot be narrated. It must be seen¸ steered at a very brisk rhythm¸ full of countless findings¸ resolutely gay. (...) All the actors¸ without exception¸ either professionals or amateurs are to be congratulated¸ even those making brief appearances. (...) A witty film from the beginning to the end¸ that looks well¸ should have the most unequivocal success here (in Cambodia) and elsewhere.
In conclusion¸ a film madly gay¸ which expresses better the true character of the Khmers than those tearful "melodramas"¸ imposed too often to a sentimental public".
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